Blogia
Vanity Fea

Literatura y crítica

Reworking the Illness, the Diagnosis, and the Cure

jueves, 15 de agosto de 2013

Reworking the Illness, the Diagnosis, and the Cure

Or: a retroactive dimension of the notion of "subtext" in ideological criticism. Here is Fredric Jameson's explication of this retroactive element, the subtext, understood as a dialectic feedback between the text and its cultural background:

The symbolic act ... begins by producing its own context in the same moment of emergence in which it steps back over against it, measuring it with an eye to its own active project. The whole paradox of what we are calling the subtext can be measured by this, that the literary work or cultural object itself, as though for the first time, brings into being that situation to which it is also at one and the same time a reaction. (Situations of Theory, 1988: 141)


This should be considered in conjunction with that other insight of Jameson's in The Political Unconscious, to the effect that a narrative is an imaginary solution to a real problem. —I.e., a symbolic solution to a problematic identified and articulated, or brought into a specific ideological focus, by the narrative itself.

The work of art, or the narrative, we might say par excellence— is at once then the diagnosis and the cure. (See my paper on Emergent Narrativity for this double action, retrospective and prospective, of narrative).  But Jameson's formulation on the subtext seems to point to a further dimension of this dialectic. The narrative, the literary work or the work of art, is not only the diagnosis and the cure: it is, also, the illness and the cure. To be more precise, the diagnosis or the solution brings the illness or the problem into further focus; one might therefore say it brings the problem (retroactively) into existence as a cultural object, or as an object of attention. In doing so, of course, representation also shapes the semiotic field in such a way that the solution is acceptable as a solution—and the problem is acceptable as a problem. It is the labour of criticism to reexamine these imaginary solutions in order to reformulate not merely the solution they give, but their construction of the problem they bring into sight.

Retrospection: Perspectives on Narrative Theory, Hindsight, Hindsight Bias, and the Dynamics of Narrativity 
 

The (Theatre) Critic as Thinker

jueves, 15 de agosto de 2013

The (Theatre) Critic as Thinker


How Eric Bentley, Robert Brustein, and Stanley Kauffmann Re-imagined American Theater Criticism. A roundtable discussion with three legends of American drama criticism, at the Philoctetes Center  (VIDEO).

El drama: forma y acción, no mensaje


El Sueño de una noche de Verano en el Cerbuna

Otro de los vídeos del nuevo canal de YouTube (bravo, por fin) de la Facultad de Filosofía y Letras. Aquí el grupo estudiantil de teatro Morfeo representa la obra de Shakespeare El sueño de una noche de verano— que por fin conseguí ir a verla, en su tercera representación, en esta misma sala, el salón de actos del colegio mayor Pedro Cerbuna.







Colegio en el que viví más de una noche de verano—aunque sobre todo de otoño, invierno y primavera, a lo largo de cinco años.

De la representación, bueno, sólo decir, por abreviar, que les queda mucho trabajo que hacer a los actores aficionados, empezando por cuestiones muy básicas de declamación, de gestualidad, de movimiento en escena y coreografía... Necesitan, está claro, un director-tirano inspirado que los organice y los exprima para sacarles algo más. Me ha gustado, eso sí, dentro de su parquedad, la escenografía de columnas atenienses y árboles. Pero con Shakespeare hay mucho por hacer aquí aún.

Así que ánimo y adelante, que es una iniciativa buenísima la de que vuelva a haber grupos de teatro en nuestra universidad y en nuestra facultad, tan pobrecica ella.

Un sueño de una noche de solsticio





How to Read and Why

lunes, 12 de agosto de 2013

How to Read and Why

 

Harold Bloom, "How to Read and Why." Interview by Brian Lamb. Booknotes 3 Sept. 2000. Online:
         http://www.booknotes.org/Watch/157968-1/Harold+Bloom.aspx

En el Law & Literature eJournal

lunes, 12 de agosto de 2013

En el Law & Literature eJournal

Aparece en el Law&Literature eJournal del Social Science Research Network otro de mis artículos sobre retrospecciones, prospecciones y retroprospecciones, esta vez a cuenta de Pierre Bayard y el plagio por anticipado.

Aquí está la página de esa revista (ver fecha de 24 de julio de 2013). O pinchando aquí el abstract y el texto del artículo:
SSRN l & lit

Del mismo Bayard me estoy leyendo por ahora Comment améliorer les œuvres ratées. Con trece años de retraso—pero por lo menos aparece ahí, por anticipado, la cuestión del plagio por anticipado. Atribuida a Queneau, que a saber a quién se la plagiaría.



Tomorrow Will Have Been Written

Hace 25 años (L'écoulement du temps)

jueves, 8 de agosto de 2013

Hace 25 años (l'écoulement du temps)

Recuelgo la defensa de mi tesis doctoral, que la terminaba de escribir hace 25 años, en estado casi demencial, con larga barba de graduate student y gafas de pasta, a punto de salir para mi estancia en América... Si se miran las fotos de ese tiempo, es difícil de creer, en efecto todo ese pasado es alquimia, como decía Aute. Hoy le sacan un disco de homenaje a Aute a quien oíamos y que como nosotros aún vive, aún—"qué terriblemente absurdo es estar vivo / sin el alma de tu cuerpo, sin tu latido / sin tu latido..." ... Un lyrisme envahissant risque de nous envahir.

Y es que veinticinco años no es nada. Este pasaje me leía esta madrugada oyendo las gaviotas, ahora que estoy con el libro de Bayard Comment améliorer les œuvres ratées? El pasado no hay quien lo mejore. Por entonces también leía yo a Maupassant, a quien comenta aquí Bayard:

L'écriture de l'hallucination ne se laisse pas la plupart du temps analyser dans les termes aussi directs d'une inscription excessive du sujet. C'est souvent un ton général qui est en cause, un manque de distance avec le récit, un lyrisme envahissant. Un exemple caractéristique est, nous l'avons vu, Fort comme la mort, œuvre à l'écriture mélodramatique où l'outrance contamine toutes les formes d'expression. Maupassant est un écrivain qui se prête bien à ce travail de l'amélioration, car certains thèmes se répètent d'une œuvre à l'autre avec suffisamment d'insistance pour permettre des confrontations. Il n'est pas sans intérêt, par exemple, de comparer Fort comme la mort avec la nouvelle "Fini", pour mieux comprendre en quoi Maupassant a échoué dans sa tentative pour trouver une écriture apte à exprimer l'écoulement du temps.

[Note 6. Le héros de "Fini" reçoit un matin une lettre écrite par une femme aimée ving-cinq ans plus tôt, qui l'invite à dîner le soir même. Toute la nouvelle est organisée autour du passage du temps, lequel se marque d'un coup au moment de la rencontre avec le visage méconnaissable de l'être d'autrefois:

Il s'assit et attendit. Une porte s'ouvrit enfin derrière lui; il se dressa brusquement et, se retournant, aperçut une vieille dame en cheveux blancs qui lui tendait les deux mains.
Il les saisit, les baisa l'une après l'autre, longtemps; puis relevant la tête il regarda son amie.
Oui, c'était une vieille dame, une vieille dame inconnue qui avait envie de pleurer et qui souriait cependant.
Il ne put s'empêcher de murmurer:
"C'est vous, Lise?" (Contes et nouvelles, Gallimard, Pléiade, II, p. 516).

Comme dans "Adieu" (Ibid. I., p. 1246), autre nouvelle consacrée au passage du temps, la non-reconnaissance est complète. La formule "C'est vous, Lise?" vient à la place d'une description absente. La technique a le mérite d'éviter toutes les descriptions réalistes de Fort comme la mort. Elle est d'ailleurs plus rigoureuse phénoménologiquement: dans l'expérience concrète, le temps ne passe pas, il est passé. Elle présente un inconvénient majeur: elle induit une forme narrative brève. Il est difficile de construire tout un roman pour raconter qu'un personnage se découvre vieux.


Nostalgia por el futuro

The Duplicity of Choice and the Sense of an Ending

domingo, 4 de agosto de 2013


The Duplicity of Choice and the Sense of an Ending

 Un artículo que escribí en Brown hace casi 25 años, y que está según veo en varias páginas del SSRN:

Samuel Johnson's Rasselas: The Duplicity of Choice and the Sense of an Ending

Reference Info: Revista Canaria de Estudios Ingleses, Vols. 19/20, pp. 75-99, 1989-1990


http://papers.ssrn.com/abstract=1594819

eJournal Classifications Dates
CSN Subject Matter eJournals
    
        
            
April 26, 2010
LIT Subject Matter eJournals
    
        
April 26, 2010

La juste distance avec soi

viernes, 2 de agosto de 2013

La juste distance avec soi

Un passage de Comment améliorer les œuvres ratées? de Pierre Bayard (Minuit, 2000):

La notion de fantasme permet de ne pas négliger complètement la biographie de l'auteur et ce que nous avons appelé son parcours d'écriture, mais elle a le mérite d'ouvrir largement leur interprétation au domaine de la vie inconsciente, qu'elle promeut au centre de l'expérience esthétique. Elle invite, dans l'analyse des œuvres, à un balancement raisonné entre la mobilité vivante de l'existence et de la continuité immuable des forces de l'inconscient.

*

twined twins
Ce fantasme inconscient, auquel le créateur n'a la plupart du temps pas lui-même accès, ne va pas s'exprimer directement dans l'œuvre. Il va être, comme le rêve, l'objet d'un processus d'élaboration. Par ce terme Freud désigne le travail qu'accomplit l'appareil psychique pour maîtriser le flux des excitations, dont l'accumulation risque d'être pathogène. Pour ce faire, il établit entre elles des connexions associatives. Dans le même temps où elle crée ces liens, l'élaboration, en reprenant des procédés spécifiques du rêve comme le déplacement ou la condensation, modifie l'apparence du fantasme et le rend méconnaissable.
 
Ce processus d'élaboration se fera plus ou moins efficacement, mais—on peut le supposer—jamais complètement. En effet, les affects et les représentations liés au fantasme, que le créateur essaie de transcrire dans son œuvre, sont par nature indicibles. Indicibles au sens habituel du terme, qui porte sur l'impuissance du langage à les dire exactement, mais aussi en ce que les mots ne peuvent suffire à absorber leur charge d'angoisse. Le propre de ces affects et de ces représentations, selon la formule de Lacan, ce n'est pas qu'ils s'écrivent pas, c'est qu'ils ne cessent pas de s'écrire, c'est à dire qu'ils sont pris dans le mouvement perpétuel d'une tentative d'expression impossible.

Par ailleurs—et ceci détermine également le caractère inachevé de l'élaboration—, l'intérêt du créateur n'est pas de gommer, de faire disparaître ou de trop atténuer ce qui est cause de jouissance ou de souffrance, mais, tout au contraire, d'en garder en lui des traces vivantes pour les incorporer à son œuvre. Aussi est-il souhaitable pour l'économie de sa création que le travail de l'élaboration ne soit pas mené trop loin contrairement à ce qui peut se passer dans le cadre de la thérapie, et que les éléments du fantasme ne soient pas intégralement transformés, au point de s'éloigner définitivement de la conscience.

Plusieurs cas sont alors possibles, selon la manière dont s'effectue l'élaboration psychique. Il peut d'abord arriver que, faute d'être soumis à un travail suffisante d'élaboration, ces affects et ces représentations acquièrent dans le texte un excès de présence que les mots ne viennent pas tempérer. Ils se laissent percevoir comme des morceaux bruts de jouissance ou de souffrance et s'apparentent même à des sortes d'hallucinations, sur le modèle de la conception lacanienne de l'hallucination, présentée comme un retour dans le réel de ce qui n'a pu être sufisamment symbolisé.
 
On peut imaginer, à l'inverse, que le travail d'élaboration s'effectue correctement et que le créateur parvienne, dans son univers psychique et littéraire, à faire une place suffisante à ces affects et à ces représentations, en diminuant leur charge de violence. Mais il y a là aussi un risque, celui que cette activité d'aménagement soit si bien conduite que les éléments les plus dynamiques s'en trouvent atténués ou effacés, et que l'œuvre apparaisse comme dévitalisée. Car l'élaboration, en apprenant à vivre avec l'insupportable, offre parfois des voies de conciliation psychique qui tempèrent à l'excès la violence des sentiments et des images.

Nous ferons dès lors l'hypothèse que l'œuvre littéraire "réussie"—et a fortiori le chef-d'œuvre—trouve un équilibre entre deux grands types d'écritures, une écriture de l'hallucination et une écriture de l'isolation. Par écriture de l'hallucination, nous entendons une écriture submergée par un trop-plein d'affects et de représentations, comme possédée par eux. Le sujet y laisse transparaître, avec peu d'aménagements, l'intensité de sa souffrance ou le contenu de ses désirs. Au contraire, une écriture de l'isolation sera marquée par la maîtrise, le contrôle, l'explication. Le sujet a trop bien réussi la transformation littéraire du fantasme et, protégé par sa propre création, ne laisse plus aucun accès mener jusqu'à lui.

Il y aurait donc dans notre hypothèse, au-delà de l'infinie diversité des échecs esthétiques, deux grands types de ratage. Le premier serait dominé par l'excès d'hallucination. Les affects et les représentations liés à l'objet du fantasme ne sont pas suffisamment élaborés; ils envahissent le texte, comme si l'œuvre d'art n'exerçait pas suffisamment sa fonction de médiation et de filtre. Le modèle pourrait en être Fort comme la mort, mais nous comprendrions aussi dans cette catégorie Les Martyrs, les Dialogues [de Rousseau] et Jean Santeuil. Dans le second cas, au contraire, il y a excès d'isolation. Cette fois, les affects et les représentations ont été tellement traités par l'élaboration qu'ils ont quasiment disparu. L'œuvre appparaît comme froide, distanciée. Le modèle pourrait en être L'Amour [de Marguerite Duras], mais nous rattacherions également à cette catégorie Dieu [de Victor Hugo], Héraclius et Le Bonheur fou [de Giono].

*


Ces deux grands types d'écriture pourraient servir de point de départ pa une typologie des formes de ratage, qui tenterait de retrouver le jeu de ces deux modes originaires, avec des degrés variables d'intrication ou de désintrication, derrière les grands accidents littéraires. Car on se trouve rarement devant des cas purs, comment le sont probablement les œuvres de Maupassant ou de Duras, mais, le plus souvent, devant des cas médians, où ce double jeu de l'hallucination et de l'isolation ouvre à des destins esthétiques multiples. (...)

*


L'avantage de cette théorie de la distance est de compléter harmonieusement l'approche biographique. Il est compréhensible que les événements de l'existence, dans les résonances qu'ils suscitent avec la vie fantasmatique, modifient dans un sens ou dans l'autre la distance à laquelle l'écrivain se situe par rapport à son monde intérieur et mettent à chaque fois en question le fragile équilibre sur lequel est construite la création artistique.

Dans cette perspective, tous les ratages sont des ratages de la distance, des maladies de la distance. L'auteur qui rate une œuvre n'est pas parvenu à régler avec précision, de manière à susciter une attirance chez son lecteur, la distance qu'il entretient avec son monde intérieur. Ou, si l'on préfère, l'auteur qui réussit un chef-d'œuvre—c'est-à-dire un chef d'œuvre d'équilibre—est miraculeusment parvenu, pour un temps qui n'est pas nécessairement éternel, à établir puis à fixer dans l'écriture la juste distance avec soi.


Mañana habrá sido escrito